lundi 1 août 2016

Etat chronique de poésie 2888





2888

Frais matin
T'en vas mutin
Traînant tes pas
De lent épuisement

*

J'aurais tant voulu
Danser du crépuscule
A l'aube sereine
.
Voici que balles sifflent
Au noir fait
Sur nos âmes épuisées
.
Epuisés
Musique morte
Sous les lampes éteintes
En mortelles étreintes
Danser jusqu'après

*

Que proclamer encore
En ces temps de barbares
Où vont armes au poing
Les vengeurs imbéciles
.
Pauvres types
Vendus au plus offrant
Qui ne méritent
Ni haine ni compassion
Tant vont eux-mêmes
Au devant de la mort
Briguer leur défaite

*

D'autres ici sauront
Affuter les armes
Au bras vengeurs
Des intelligences mortes
.
Ils iront vous dire
Que victimes et coupables
Sont semblables
A se montrer différents
De toi et ton drapeau
Juché sans fierté
Sur ton portail automatique
Comme l'arme qui a tiré
.


14 juin 2016

© Xavier Lainé, juin 2016, tous droits réservés

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