jeudi 28 juillet 2016

Etat chronique de poésie 2885





2885

Les poètes en costume
Vont vendre leurs mots
Au marché qui les concerne
Consternés d'autres dorment
A même les trottoirs humides
D'où se retire lentement
La marée sporadique
.
Les poètes vont
On costumes adéquats
Cheveux au vent
Comme de bien entendu
Vendre leurs mots
Au marché qui nous consterne
Un peu plus loin vont les grèves
Qui attendent au tournant
Les poètes patentés
Mais peuvent toujours attendre
Car
.
Les poètes vont
En leur marché
Vendre leurs petits mots
Leurs doucereuses liqueurs
Tandis que monde grogne
Sous la férule des chefs
.
Poètes n'en ont rien à dire
Ils s'en vont vendre leurs mots
Au marché de l'entre soi
Où poésie perd son âme
A n'être lue qu'en indigence
Dans un monde qui crève
Sous le sens perverti
Des discours sans âme
.
Pas d'inquiétude
Les poètes ne veillent plus
Ils vont faire leur marché
Achètent le livre du copain
Qui se porte acquéreur du leur
Les poètes se lisent entre eux
Se consolent comme ils peuvent
Tandis qu'au dehors
Le marché brûle le monde
.


10 juin 2016

© Xavier Lainé, juin 2016, tous droits réservés

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