lundi 25 juillet 2016

Etat chronique de poésie 2882





2882

Un peu vide
Un peu hagard
Le cœur chaviré
L'esprit à la dérive
.
Une fois l'oeuvre échappée
Que te reste-t-il
Sinon attendre que vienne
La fougue d'un nouvel ouvrage

*

Tu puises au jardin du silence
Dans le brouhaha lointain
De l'avenue active
Le pouvoir des mots
.
Mots sans avenir
Dressés sur la page vierge
Comme viatique à tes états d'âme

*

Mots écrits
Ne sont que paroles consignées
Pour ne point s'envoler
Aux petits matins blêmes
Où tu prends conscience
De n'avoir jamais vraiment vécu

*

Tu voudrais pourtant
Comme tant qui vont
Dans les allées d'un marché
Répandre leur poésie
.
Ils savent si bien
Eux
Montrer patte blanche
Où tu ne sais qu'être
Eléphant
Dans un magasin de porcelaine
.
A chaque porte entrouverte
Ton pied devient inutile
Puisque huis trop lourd
Viendrait le briser
Alors tout se referme
Ainsi va ta vie
Que tout se referme toujours
.


7 juin 2016

© Xavier Lainé, juin 2016, tous droits réservés

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