dimanche 24 juillet 2016

Etat chronique de poésie 2881





2881

Traverse du silence
Tu berces les mots
Au creux de tes bras
.
Ils dorment du sommeil du juste
Ne font aucun bruit
S'illuminent d'étoiles vaines
.
Au passage du désespoir
Tu déposes ta gerbe
Où manque une fleur
Celle qui jaillit
Du fond du cœur

*

Qu'une poignée résiste
Te voilà toutefois réjouis
.
Tes rêves en voulaient plus
Toujours plus qui ouvrent
Leurs esprits au vent
A la révolte
A la puissance des colères

*

Un jour épuisé
Tu regardes le ciel d'orage
Nuées lourdes sur les collines
Où tes pas matinaux
Se frayaient un chemin
Au cœur des brumes épaisses
.
Que sais-tu de ces gens
Cloitrés derrière leurs grillages
Qui dorment en l'aurore triste
Que sais-tu
.
Dans leurs rêves peut-être
Partagent-ils ta colère
Sans oser jamais
En formuler un mot

*

En chaque temps minuscule
Tu lèves un peu le voile
Sur l'impérative démarche
Qui s'impose à ton esprit
Marcher vaille que vaille
.


6 juin 2016

© Xavier Lainé, juin 2016, tous droits réservés

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