lundi 18 juillet 2016

Etat chronique de poésie 2876





2876

Tu allais cœur blessé
D'avoir trop fait confiance
D'avoir trop rêvé
.
Aux soirs de dépression
Tu plongeais en l'alcool
Les dernières larmes
De ton cœur défait
.
Ainsi vont les pauvres âmes
Qu'elles voient toujours
Naître en l'aurore
Les doux parfums de l'amour
.
Puis déchantent
Une fois crépuscule et nuit
Passées sur le corps épuisé
Où sang se fige
.
Glacé il circule faiblement
Lorsque dehors montent
Les fous cris d'un peuple
Fatigué des mensonges

*

Tu attends en vain un signe
L'aube avance sans masque
Tu sais en l'heure
La nécessité des barreaux
.
Vivre se fait prison
Lorsque revenus s'en vont
Taris d'avoir alimenté
Bouches ardentes
.
Tu n'oses dire ton monde
Tu n'oses dire la cellule
Où croupissent tes vieux rêves
Ils finiront bien morts
.
Puisque toujours d'un pied
Tu entrebâilles la porte
Qui se referme comme couperet
Sur les doigts de ton avenir
.
Il en est ainsi depuis si longtemps
.


31 mai 2016

© Xavier Lainé, juin 2016, tous droits réservés

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