mercredi 6 juillet 2016

Etat chronique de poésie 2873





2873

Et puis perdre
Toute notion du temps
De l'espace
.
Te regarder
Toi endormi
Sur le trottoir
Et ces milliers de pieds
Si proches de te marcher dessus
Sans que nul ne s'émeuve

*

Et puis perdre
Toute notion du temps
Et de l'espace
.
Arpenter les ruelles
Sous quolibets et reproches
Encore dans ton monde
Poète de malheur
Musicien de pacotille
A t'émouvoir d'un rien
Quand des milliers de pieds
Passent indifférents
Si proches de la tête endormie

*

Alors m'en vais au crépuscule
Sonder les premières étoiles
Ne serai point de la partie
Avec vous qui rêvez sur la place
D'un autre monde
Ouvrant la perspective du jour
Sur les pensées émise de nuit
Debout sous les réverbères
.
Nuls et non avenus
Sont mes mots éperdus
En l'absence
En ton absence
M'en vais d'un pas fatigué
Arpenter en grommelant
Les souterrains
Où demeurent enfermées
Mes ultimes libertés
.
Elles crèvent avec le sourire
.


28 mai 2016

© Xavier Lainé, juin 2016, tous droits réservés

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