jeudi 30 juin 2016

Etat chronique de poésie 2867





2867

En l'aurore m'en vais
Esprit gourd d'avoir trop rêvé
.
Que réserve le chemin
Aux pas ébrieux d'aimer
Nul ne sait
Nul ne sait

*

Corps en alerte
Se coule en doux printemps
Tandis que de partout
Monte la clameur
Vous êtes souriants
Comme si rien ne savait
Vous toucher
Des infinies misères
.
Vous voguez
A la surface du temps
L'oeil rivé
Sur les maigres profits
Agités comme miroir
De vos futures défaites

*

Je demeure
Tapis en cet ombre
Où mes mots
Font office de vêtement
.
Dépouillé de leur présence
Je me présente nu
Devant le soleil
De vos artifices sans âme

*

De passage
L'ai déjà écrit
Le psalmodie chaque jour
De passage
.
En la forme aléatoire
Que vie prend sans rien dire
Je vogue
.
Je vogue et rêve
D'un océan de douceur
.


21 mai 2016

© Xavier Lainé, juin 2016, tous droits réservés

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