mardi 28 juin 2016

Etat chronique de poésie 2865





2865

La nuit aurait voulu s'étirer
Ne pas quitter les draps
Sous des caresses d'aurore
.
Il te faudrait savoir
T'arrêter
.
Tu ne sais
Tu ne sais

*

Alors va
Sur ce sentier étroit
Glisser de jour en jour
Sans jamais déposer
Le petit bulletin de tes rêves
En l'urne de tes utopies
.
Tu sautes
D'un moment à un instant
Compte les heures
Qui jamais n'arrêtent
Leur cortège épuisant

*

Te voici
En l'ultime minute
A chercher de tes mains
Le possible arrachement
Aux contraintes quotidiennes
.
Aux heures creuses
Tu laisses dériver tes rêves
Imagine un flot de tendresse
Submerger les rives
Où vont tes obligations
Pour qu'elles se noient
Sans secours

*

Tes rêves te portent
Puis te déposent
Où le jour jamais ne finit
.
Tu t'assois
Sur un rocher
Tu contemples tes aurores
Boréales qui sourient
.


18 mai 2016

© Xavier Lainé, mai 2016, tous droits réservés

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