mercredi 22 juin 2016

Etat chronique de poésie 2860





2860

Te voilà au crépuscule
Page blanche et mots perdus
Avec pour tout devoir
De refermer l'écran
Et le clavier

*

Blotti en mes territoires
De silence et de contemplation
M'en vais bercer
Mes ultimes heures
De mots doux et tendresses
Tandis qu'au dehors s'agite
Le spectre des conflits
.
M'en veux un peu
De cette distance mise
De cette distance de mise
Pour ne pas sombrer
Parmi les vieux spectres
.
Combattre et résister
Mais laisser jeunesse
Choisir sa voie
Choisir sa voix

*

Combien de nuits
Déjà passées
Combien de jour
A égrener
Paroles de révolte
Paroles de responsabilité
Puisqu'il en faut bien
Depuis le temps
Qu'effondrement dure

*

Voudrais savoir
Mon amour
En ces temps insolite
Où rêves debout
S'en viennent
Ecrire justes mots
Pour que jamais ne s'assoient
Nos soifs d'utopies

*

J'ai accordé les violons de mon âme
.


13 mai 2016

© Xavier Lainé, mai 2016, tous droits réservés

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