mardi 21 juin 2016

Etat chronique de poésie 2859





2859

Il te faudrait pourtant écrire
Mais atterré les mots t'échappent
.
Qu'est ce monde dirigé par des pleutres
Des valets tirant fortune
De leurs méprisables calculs

*

Alors tu trouves refuge
Sur les sentiers du silence
Où ton âme erre
Un peu hagarde

*

Tu écris sur des pages immaculées
Le verbe fort et le cœur battant
.
Tu cries ta révolte sur les places
Te saoules d'espérances vives
.
Tu rêves et rêves encore
Aller d'un pas candide
Suivre la pente amoureuse
Les yeux fermés sur d'autres lendemains

*

Ici tu demeures murmurant
Ce que l'esprit gourd
D'avoir trop épaulé tes semblables
Chuchote aux oreilles sourdes
.
Serait-il seulement envisageable
De construire enfin
Où tant s'échinent à détruire
.
Serait-ce rêve sans suite
Que de souhaiter enfin
Sur des places de concordes
L'invention d'un autre art
Qui nous crée solidaires
Et attentifs
.
Serait-il

*

Qu'au néant de ce monde perverti
Bras refermés sur tendres soupirs
Te prends encore à vouloir
Une fois toutes espérances en berne
.

12 mai 2016

© Xavier Lainé, mai 2016, tous droits réservés

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