vendredi 17 juin 2016

Etat chronique de poésie 2856





2856

J'ai glissé sur cette pente
Me suis noyé sous les décombres
D'une vie qui fut
Chahutée par ses rêves
.
Ne sais jamais être
Où il faut quand il faut
Suis toujours à côté
Proie de ces mots
Qui m'entraînent au vertige

*

Dès lors m'en vais sur mon chemin
Libre et vaste comme les pensées
Emouvantes idées qui s'en vont nues
D'avoir trop aimé la liberté rebelle
.
Là commence mon territoire
Où nul ne s'achemine plus
Aux aubes délicates des amours déchues

*

J'ai scarifié sur le ciel voilé
La nécessité d'un printemps des mots
D'un printemps des cœurs
Habile à dévêtir les vieilles habitudes
.
Tu avançais nue en l'après-midi
Torride d'un été trop tôt venu
Mes pupilles aveuglées
Veillèrent sur ta silhouette
Seuls mes doigts s'avancèrent
A la rencontre de ta peau
Tandis qu'haletants
Nous basculions dans la pénombre
Des saules épanouis

*

A l'heure du repos
Allongés dans l'herbe
Nous avons repeint le monde
Aux couleurs d'un amour
Libéré des contraintes
Que mœurs imposent
En transmission bourgeoise
.
D'un soupir nos rêves
Se jetèrent sur la cible
.


7 mai 2016

© Xavier Lainé, mai 2016, tous droits réservés

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