mercredi 15 juin 2016

Etat chronique de poésie 2854





2854

Me voici rêvant
En l'heure de divine sieste
D'un cri d'amour lancé
Au grand soleil du printemps
.
Vous seriez allongée
A l'ombre douce des chênes
Et nous glisserions
D'un commun accord
Aux fraîches ondes du désir

*

En ce moment je me glisse
Dans l'ombre des mots
.
Ils se font caresse
Tremblent un peu
De dévoiler les sublimes beautés
.
Ils se font baiser
Courant à même la peau

*

Au paradis des rêves
Allaient en plus simple appareil
Les folles étreintes et subtils soupirs
.
Histoire de fuir le monde
Ils étaient seuls
.
Une déesse nue soupirait
Les mots glissaient
De ses lèvres à son cou
Suivaient les contours voluptueux
Rejoignaient la plaine
Et ses bosquets amoureux
.
Au sommet de la colline
Le soleil levant
Déposait sa douce chaleur
.
Ils étaient deux solitaires enlacés
Leur histoire suivait un chemin étroit
Qui du désir à l'amour
Tentait toujours le suprême équilibre
Ils étaient la vie
A l'instant du baiser
.


4-5 mai 2016

© Xavier Lainé, mai 2016, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire