mardi 14 juin 2016

Etat chronique de poésie 2853





2853

La nuit lentement se dirige vers l'aube
...
Un soupir monte jusqu'aux étoiles
...
Un sourire aux lèvres se repose la déesse
Dis
Qu'ont-elles fait de la nuit
Les âmes enlacées

*

Le mot vibre entre les coeurs
Il les prend par les lèvres
Les pousse à la tendresse
.
Le mot les électrise
Les voici tant émus
Que le silence bât
Lorsqu'à doigts tremblants
Ils défont le corsage de l'aube

*

Parfois les mots hésitent à la porte du coeur
Les doigts tremblent un peu
Ils ne savent par où commencer
Le dialogue étoilé
.
Je m'arrête un instant
M'assois aux côtés de la déesse

*

Fermant les yeux la déesse était là
D'un geste précis elle fit tomber
Les ultimes voiles
.
L'eau ruisselait sur les courbes de l'aube
Un poète éperdu suivait
Doigts haletants
La trajectoire des eaux

*

Le silence accompagne nos gestes
Sublime instant de la parole au-delà
De la parole prononcée
.
Dire je t'aime voilà le fort courage
S'affranchir du temps et de l'espace commun
Laisser courir les doigts
De l'imagination
Sur la peau de l'aurore
.


4 mai 2016

© Xavier Lainé, mai 2016, tous droits réservés

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