lundi 13 juin 2016

Etat chronique de poésie 2852





2852

J'ai ouvert la porte des rêves
Balisé l'espace de mots tendres
.
D'un soupçon de printemps
J'ai ouvert mes yeux
Sur l'horizon d'un temps glauque
.
L'entreprise est bien avancée
Qui nous mène sans gloire
Au seuil d'un temps
Dépourvu d'humanité

*

Ô mon pays perdu
En tes cauchemars
De quels symptômes es-tu porteur
Toi qui hier clamait
Te porter garant de droits humains
.
Ô mon pays confié
En des mains mortifères
Faute d'un peuple éduqué
Au respect de la vie
.
Te voilà devant ton histoire
Souillée 

*


Là-bas où le soleil se lève
La longue attente se fait soupir
.
Je te lis
Hésitante plume matinale
.
Je te sais proie
Je te sais avide
.
Là-bas où le soleil se lève
Mes mots s'arrêtent sur tes lèvres
.
J'écoute avec bienveillance
La chanson douce
Que ton cœur murmure
.
Me voilà par devant toi
Sirène
Sans mâture pour me prémunir
.


3 mai 2016

© Xavier Lainé, mai 2016, tous droits réservés

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