vendredi 10 juin 2016

Etat chronique de poésie 2850





2850

Il te fallait arrêter le temps
Ouvrir la porte des soupirs
Chercher la complicité des étoiles
.
Au bout de ce chemin
Tu ne découvrais que vide
Où tes pas s'effaçaient
Sur le sable de ta mémoire
.
Une vague venait
Qui en poussait une autre
A chaque ressac
Tu restais sur la rive
.
Un peu hagard
Un peu perdu

*

Sait-on
De quoi abreuver les rêves
Lorsqu'en tensions
Viennent les heures indigentes
.
Sait-on
De quoi nourrir l'espoir
Lorsqu'en bruit mat
De matraques
Sur le crâne éperdu
S'en vont les pensées

*

Ici et là
Vous avancez courbés
Dans les fumées âcres
.
Vous emboitez le pas
De Paul Eluard
En cette capitale de la douleur
.
Un vent lacrymogène
Envahit les boulevards
Tandis qu'en haut lieu
Se fomentent les crimes

*

Vous cherchez avec ardeur
Une issue de secours
Que toujours boucliers obstruent
.


2 mai 2016

© Xavier Lainé, mai 2016, tous droits réservés

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