mercredi 8 juin 2016

Etat chronique de poésie 2848





2848

J'ai ouvert la porte de nos silences
Tu attends cœur battant
Sur la rive ensoleillée de tes rêves
Un rayon de lune caresse ton front
.
Au ciel des étoiles complices
Souffle suspendu aux lèvres
Te voici haletante
Ouvrant les limbes du désir
.
Il n'est pas de frontières
Pas de murs ni de barrières
Puisque l'ombre et la lumière
Jouent sur tes velours
.
Y aurait-il nid pour accueillir
L'instant éphémère des lèvres jointes
Des cœurs battant en la nuit des hommes
Qu'il faudrait t'y reposer
.
Trouvant un havre à tes émois
Les voiles affalées en ce port
La houle nous emporte
Nous voici en la suprême innocence
.
Perdus en l'océan des rêves
Orient et occident abolis
Sous la douce pression des baisers
N'est plus que l'instant de grâce
.
Au crépuscule des mots
Ton murmure se fait chant
Vague déposée sur la plage
Où sirène tu emportes nos souvenirs
.
Dans la trame des silences
Vont ainsi hommes et femmes
Tisser la toile de leurs amours
Te voilà figure de proue
.
Le navire à la dérive des sentiments
Cherche son port d'attache
Où cœurs battants vont les mots
Effleurer d'un doigt apaisé
Les formes alanguies du désir
.


30 avril 2016

© Xavier Lainé, mai 2016, tous droits réservés

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