mercredi 1 juin 2016

Etat chronique de poésie 2842





2842

Pourtant tôt levé
Et avec soif intense
De vivre autrement
Mais pourquoi
Ne sais
.
Aurore était déjà
Bien avancée
Lorsque pas se mettent
A suivre le lent sentier
Entre chênes blancs
Et ciel bleu
.
Enviais au passage
L'ermite disparu
Qui trouvait encore
A l'ombre des cyprès
Sous les oliviers centenaires
Le bonheur de plonger
En ses silencieuses
Méditations

*

Allais donc de mon pas
Méditant sur la couleur du monde
Sous les rafales d'un vent froid
Venu tout droit des cimes
.
Saluais au passage
Le rouge effarouché
D'une rose
Trop tôt éclose

*

Plus loin nuées s'étiraient
Au ciel d'azur
.
Les mots se bousculaient
Au portillon des lèvres
.
Me mis à psalmodier
Deux vers
Sous le regard ahuri
D'un promeneur matinal
.
Plus loin le chant venait
Qui de Rimbaud emboitait le pas
.


24 avril 2016

© Xavier Lainé, mai 2016, tous droits réservés

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