vendredi 27 mai 2016

Etat chronique de poésie 2838





2838

Ô vous
Regard posé sur la page
Où se tordent mots
Qui ne savent encore quoi dire
.
Ô vous
Qui lisez les lignes
Prenez pour vers
Ce qui n'est que pensée hachée
Sur le billot des rêves perdus
.
Vous qui déchiffrez
L'indéchiffrable monologue
Qui voyez plus loin
Ce que les mots ne disent pas
Ne diront jamais
.
Arrêtez-vous un instant
Au bord de mes rives silencieuses
Restons là
Pensées ballantes
Goûtant le frais vent
Venu des cimes orageuses

*

Au jardin solitaire
M'en suis allé matin
Offrir petite boisson
Aux roses à peine écloses
.
Que sais-je de cet éveil
Qui fend la ville
De sa routine sans âme

*

Les mots
Sous l'apparence de la caresse
Parfois se font dard ou épine
Sous la peau de celui qui les prononce
.
Les mots qui prennent l'apparence du miel
Parfois cachent une arme redoutable
Au coeur de celui qui les reçoit
.
C'est un éternel numéro d'équilibriste
De savoir s'il faut écrire ou pas
Parler ou se taire
.


20 avril 2016

© Xavier Lainé, avril 2016, tous droits réservés

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