lundi 23 mai 2016

Etat chronique de poésie 2834





2834

Matin t'en vas
En sourde colère
.
Tant d'heures passées
En stupides colonnes chiffrées
Pour payer plus
Le prix du mépris
.
Car ils ne feront rien
Du fruit de ton travail
Enfonceront encore un peu
Aux crânes obscurcis
Le clou de leur fatalité
.
Matin t'en vas
En sourde colère
.
Chaque jour un peu
S'enfonce le glaive
De ton esclavage
Volontairement admis
.
Consommez donc
N'ayez cure de vos comptes
La banque en prendra soin
Grand soin même
Avec forces agios
.
Matin t'en vas
En sourde colère
.
Boulet au pied
Cumuleras les heures
Au mépris de toute fatigue
Pour combler déficits
Creusés au magasin

*

M'en vais suivre
La trajectoire des nuits
Accrocher des étoiles
Au front luisant des suppliciés
.
Frémissez donc
Gens de pouvoir mal acquis
De ce qui germe au printemps
.


15 Avril 2016

© Xavier Lainé, avril 2016, tous droits réservés

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