mardi 17 mai 2016

Etat chronique de poésie 2829





2829

Je suis resté silencieux dans la nuit
J'écoutais les voix par dessus d'autres
Qui ne disaient mot
Tant retenus qu'ils sont
Ils deviennent difficile à prononcer
.
J'ai levé l'ancre
Pour aborder d'autres rivages
Où sournoise violence
Se joue derrière les murs
D'un jeu d'enfant
.
Suis resté seul en bordure de la piste
L'oeil perdu à suivre accortes ombres
Qui glissaient sous les sunlights

*

Je ruminais pensées de nuit
Perchées aux branches des fatigues
.
Quel monde pourrait jaillir
Qui sache remplacer celui-ci
Où une part non négligeable joue
Tandis qu'une poignée rêve encore
.
Je ruminais pensées de nuit
Perchées aux branches des fatigues
.
Un vide profond sous mes paupières
Où ne jouaient que tristes lumières
Tandis qu'au dehors nuit
Gagnait sur les rues désertées

*

Au loin tu tenais ferme
La branche qui te servait d'esquif
Franchissant les mers
Au risque d'y perdre vie

*

Qu'ici et là s'allument enfin
Les lumières d'une pensée libre
Voilà qui embaume les matins
.
Le problème n'est pas d'appuyer
Sur le bouton des rêves
Mais de les maintenir allumés
Jusqu'à l'éruption du neuf
.


9 avril 2016

© Xavier Lainé, avril 2016, tous droits réservés

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