vendredi 6 mai 2016

Etat chronique de poésie 2820





2820

Peu à peu le silence
Se fait plus étroit
Une sympathique marée
Monte sur les pavés
Engloutirait-elle
Ce vieux monde à l'agonie
Que tu ne serais plus seul
A t'en réjouir
.
Tu croises d'étranges regards
Tant qui vont
En leur train de suffisance
Clamer leur liberté
Conditionnée au bon vouloir
D'employeurs qui n'en sont pas
.
On te serine ton devoir
D'être libre sans vergogne
Sans soucis des plus petits
Plongés en affres de souffrances
Incapables de prendre soin
Une fois le convoi des misères
Passé sur leurs échines
.
C'est de liberté conditionnelle
Qu'on te cause
Lorsque ton gagne-pain
Est soumis à d'autres volontés
Qui te contemplent
Avec le mépris des gens assurés
Certains de leur lendemain
.
Lorsque tant croient encore aux balivernes
Les rêveurs ont toutes les places à tenir

*

Tant attendu le jour
En tant de nuits sans sommeil
Passées sous le joug
Des défaites et renoncements
.
Qu'à l'heure où point enfin
Le vent des révoltes
Ne sais y prendre ta place
Trop jeune tu fus rejeté
Trop vieux ne sais où te mettre
.


1er - 2 avril 2016

© Xavier Lainé, avril 2016, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire