mercredi 4 mai 2016

Etat chronique de poésie 2818





2818

Tes mains glissent sur la rive
Tu cherches une racine
Une branche
Tentes un ultime redressement
Pour ne pas sombrer
.
A vivre au bord des gouffres
Le vertige t'étouffe
Comme le noyé
Tu cherches l'air pur
.
Y aurait-il âme vaillante
Bien sûr que oui
Mais presqu'invisible
Elle s'accroche
Pour ne pas glisser
.
La fracture est si vieille
Qu'à claudiquer tu t'habitues

*

A garder persiennes closes
Pigeons viennent y faire leur nid
.
Cris d'amour en longs roulement
Roucoulades et œil inquiet
Rivé sur la vitre et ton regard
S'envolent au premier signe

*

Tu traînes tes instants
De malaise avéré
Esprit en écharpe
Abordes la montée âpre
D'un jour qui pousse
Le précédent
.
Tu regardes monter
L'appel à la révolte
N'arrives à te résoudre
A rejoindre le mouvement
.
Non que pleutre
Sois devenu
Mais tant de déculottées
Qu'à partir fleur au fusil
Tu hésites
.


30 mars 2016

© Xavier Lainé, avril 2016, tous droits réservés

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