mardi 3 mai 2016

Etat chronique de poésie 2817





2817

J'ai piqué un instant
Juste un instant de bonheur
Aux rayons aveuglants
Aux silence aveuglés
.
J'ai brûlé toutes les cordes
De ma guitare abandonnée
Arraché ma voix
Aux croix aux bénitiers
Aux chandelles et aux missels
.
J'ai hurlé avec
J'ai hurlé sans
Les cloches revenues
Me suis tu
Dans le petit matin
Blême d'avoir trop
Trop attendu
.
J'ai grillé mes dernières cartouches
Dans les rafales d'un ruisseau
Insoumis
M'en suis retourné
Tout ébranlé
.
Ne sais comment te prendre
Monde qui m'étourdit
Sous l'orage de tes larmes
Ne sais
.
Dès lors m'en vais
D'un pas élastique
Sauter par dessus les barrières
Que mains d'hommes aveuglés
Posent sur le chemin
Des insoumis en migration

*

Me suis alors penché
Sur ta divine jeunesse
Y ai bu jusqu'à l'ivresse
Jusqu'à l'extase
Le pouvoir d'exister encore
.
C'était juste avant
Que rapace s'en vienne
.

29 mars 2016

© Xavier Lainé, avril 2016, tous droits réservés

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