mardi 26 avril 2016

Etat chronique de poésie 2811





2811

Les mots du printemps demeurent hésitants
Tant l'hiver des coeurs dure
...
Tu cherches dans les draps de l'aube
Un petit mots léger
Qui sache se faire aiguillon

*

Le drap était sanglant
Et cachait bien mal
Sous l'espérance d'un printemps
La somme des crimes commis
.
Le sang appelle le sang
L'injustice l'injustice
Ici commence la mèche
Qu'un rien allume
Sans que nul n'y voit
.
Chacun s'étonne
Nul ne comprend rien
Fumées montent
Où le crime est commis
Le mobile incertain
Ne relève que de haine
.
Chacun s'étonne
D'être une cible potentielle
Les regards détournés
Ne voient pas la main
Qui alluma la mèche

*

A demeurer le nez collé
A la triste vitre blafarde
Où défilent à l'infini
Sornettes et contre-vérités
Tu perdrais ton âme
.
Ils gravissent sans amertume
Les pentes vertigineuses
De l'abjection

*

Alors tu prends refuge
Au creux de tes pages meurtries
Appelles d'un souffle l'amour
A la rescousse de tes mots
.


23 mars 2016

© Xavier Lainé, avril 2016, tous droits réservés

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