vendredi 22 avril 2016

Etat chronique de poésie 2808





2808

A prendre de la distance
Trouve étrange luminosité
Dans le foisonnement des mots

*

A vous rendre inaccessible
Pour les uns
Et
Devant
A ne point regarder
Pour les autres
La coque trouée du navire commun
Finira bien par toucher le fond

*

Et puis
Tu sais quoi
 ?
Marre de ce temps obscur
Marre des discours creux
Marre d'une vie
Qui en voit flancher
Tant et tant
Que la liste des crimes
En est infinie
.
Et puis
Tu sais quoi
?
Soif comme jamais
D'un instant d'amour volé
D'un baiser à faire chavirer le monde
D'un acte insensé
Pacifique au possible
Qui soit comme un gaz
Invitant tous et chacun
Au sublime

*

Dans la pénombre
Mes doigts cherchent
La rondeur
La douceur
Le flux infini
Des désirs enfouis
.
J'irai
Sur des voies crépusculaires
.


18 mars 2016

© Xavier Lainé, mars 2016, tous droits réservés

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