mercredi 20 avril 2016

Etat chronique de poésie 2806





2806

Petite ondée
Sur les épaules d'aurore
Se fait tendres larmes
Aux feuillages timides
.
Si dur le retour
Lorsque loin sont allés
Tes rêves insoumis

*

Un instant tu as cru
En une humanité possible
Voici qu'à peine revenu
La violence dans ta rue
A repris le dessus
.
Vont tes voisins sans regarder
Sans lever petit doigts
Sur l'appel au secours
.
Viendront-ils aujourd'hui
Te reprocher d'avoir appelé
De n'avoir pas laissé faire
La haine gratuite
Que ton pays n'en serait guère surpris
Qui se veut sans histoire

*

Tente de déjouer les ondes maléfiques
Décide de renoncer puisqu'en infinies lenteurs vont
Ne laissant nulle place à l'univers des pensées
.
Le temps perdu à attendre
Que la mauvaise humeur passe
Le temps perdu à réparer
Ce que caprices électroniques défont
Le temps perdu
Ne se rattrape jamais

*

Alors tu reviens à ta plume
Choisis carnet et encre
Cherche en pleins et déliés
L'art d'évoquer tes pensées
Tandis que d'un œil circonspect
Tu contemples le naufrage
Sur le rafiot sans avenir
D'une toile incertaine
.


16 mars 2016


© Xavier Lainé, mars 2016, tous droits réservés

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