mardi 19 avril 2016

Etat chronique de poésie 2805





2805

Reste stupéfait
Devant culture morbide
Doigts insistants
Sur ce qui fait mal
.
Qu'est cette religion
Qui défend joie de résurrection
Mais se complaît devant
Croix et cadavre sanglant
De son Dieu épuisé

*

Ô mon enfant sensible
Te voilà éperdu devant catafalque
Triste devant tristesse
Pleurant à chaudes larmes
Fuyant à grands pas
Malheureux devant les malheureux
.
Ô mon enfant sensible
Me voilà t'aimant comme jamais
Lorsque de colère tu refuses
D'entrer en ce lieu de piété
Où règne en maîtresse la mort
Tu penches du côté de la vie
Réclame pour ton grand-père
Une bonne réincarnation
.
Me voilà marchant à tes côtés
Dans le vent froid
Aussi perdu que toi
Entre les murs dressés

*

Nous prenons langue
Pour ne pas défaillir
Ici réside encore
Notre peu d'humanité
.
Nous prenons langue
Pour évacuer nos monstres
Ouvrir le jour
A d'infinis rêves
.
Nous prenons langue
Pour nous reconnaître
Pour ne point nous soumettre
.


15 mars 2016

© Xavier Lainé, mars 2016, tous droits réservés

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