mercredi 6 avril 2016

Etat chronique de poésie 2793





2793

Et alors
.
Tandis que devant
Viennent avec joyeux retour
Au calvaire des travaux forcés
Par derrière comme toujours
S'en vont guerroyer en traîtres
Dans la jungle de Calais
.
Pyrrhus des temps modernes
Ils gagnent à nous faire perdre
Puis s'en vont satisfaits
Rendre des comptes
Aux maîtres qui les tiennent
Par la chaine des corruptions
.
Donc
Triomphent sans gloire
Les invisibles du billet vert de gris
Aux corbeilles d'infamie

*

Pourrait compter petites fleurs
Lorsque printemps s'en vient
Précoce et à pas velours
.
Voici que vent se lève
En vaste tempête
Sur les épaules du crépuscule
.
Bras ouverts
Tu accueilles en silence
Les doux frémissements
Les simples soupirs

*

Au soir lorsque s'ouvrent
Tes yeux bordés de reconnaissance
Tu fermes les volets
Puis t'en reviens sur tes pas
.
Rien de neuf
Que de l'ancien
Qui simplement s'amplifie
Et de cette boursouflure
S'échappe le vent mauvais
D'un siècle déjà perdu
.


2 mars 2016

© Xavier Lainé, mars 2016, tous droits réservés

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