lundi 4 avril 2016

Etat chronique de poésie 2792





2792

Toujours mieux ou plus
Toujours plus loin
Toujours plus haut
Toujours plus fort
.
En compétitions vont les plus conformes
Qui nous marchent sur la tête et nous piétinent

*


Qu'un léger vent de révolte
Se lève au crépuscule
Ne réveille aucun rêve
.
Ils sont depuis longtemps éteints

*

Que pourrais-tu encore chercher
Si portes fermées sur ce monde
Tu demeures pétrifié
En ta demeure close
.
Grillages et murs
Te tiennent à distance
D'une vie ardente

*

J'ai tant rêvé
Tant marché
Tant chanté
.
Qu'au crépuscule d'une vie
Je m'arrête et souffle

*

Sais-tu ce qu'est
La douce attente
Lorsqu'en rêves
Vont ardents baisers
Se déposer sur les ondes
Où scintille tes galaxies
.
J'ai ouvert la parenthèse
Ne l'ai jamais refermée
De peur qu'elle mette fin
Au fou plaisir des rencontres
.
Au soir de dignes fatigues
M'en vais discrètement
Blottir mes mots
.


1er mars 2016

© Xavier Lainé, mars 2016, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire