vendredi 1 avril 2016

Etat chronique de poésie 2790





2790

Parader parmi ceux de ta caste
Ne pas sortir du rang
Avec tes idées de musique
Avec tes goûts de poésie
.
Une note comme un mot
Ne nourrissent point leur homme
Mieux vaut tenir ses comptes
Que rêver à d'autres cieux

*

Tu rêves d'infinies tendresses
A l'heure crépusculaire
Te verrais bien plonger
En la carte du tendre
Décryptant continents secrets
.
Tu écrirais sur la peau
Fins mots et douces pensées
A l'heure où jour s'éteint

*

Tu la regardes penchée
Sur le miroir ardent
Mots se retiennent
Dans cette mise en abyme
.
Vous vous attendez
Guettant le premier geste
De part et d'autre de la vitre

*

Chaque soir ainsi
Vous retenez la violence du désir
.
Pour ne pas rompre le charme
Vous guettez l'oeil allumé
.
Un souffle léger se pose
Sur vos têtes à l'unisson
.
Complices par delà les ondes
Tapis dans l'ombre de vos soupirs
Vous n'osez aucun geste

*

Tu sais le plaisir immense
De cet instant de grâce
Où deux regards se croisent
.


27 février 2016

© Xavier Lainé, mars 2016, tous droits réservés

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