samedi 26 mars 2016

Etat chronique de poésie 2784





2784

Et pourtant je me suis tu
Pour ne plus rien entendre
Des sombres réprimandes
Des paroles sans fond
Des mots informes
.
Et pourtant je me suis tu
Empruntant les chemins de traverse
Où dans les bois montait
La lente symphonie printanière
Milliers d'êtres volatils
Heureux de saluer le jour

*

Soleil haut levé
Paupières lourdes
Tu cherches parcelle d'ombre
Dans le frais mouvement
D'un doux zéphyr

*

Parfum de printemps
Sur les ailes posé
Vole d'un horizon l'autre
.
Terre
Terre si douce
En ton levant d'ombre
Suit le cours abusé des eaux
Canaux boueux d'avoir trop vécu

*

Je me suis tu
Rien ne valait
Le sentier du silence
Comme requiem aux pensées mortes
D'avoir été trop défendues
.
Je me suis tu
Pour le seul plaisir d'écouter
Un chant timide d'oiseau
Dans l'aurore délicate
Où mot s'absentaient
.
Je me suis tu
Pour laisser la beauté
Resplendir sous les ombrages
D'humeurs vagabondes
.


21 février 2016

© Xavier Lainé, mars 2016, tous droits réservés

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