jeudi 24 mars 2016

Etat chronique de poésie 2782





2782

Une journée passe
Pas un mot ne pointe
.
Une journée passée
Te voilà devant la page vide
De crépuscule à nuit noire

*

Tout avait si mal commencé
Tant d'animosité
Tant de propos haineux
Répandus comme évidence
.
Oserais-tu encore écrire
Si regards sans compassions
Se posaient ainsi
Sur tes modestes essais

*

Parfois les mots se font couteaux
Plongés au cœur
Ils te laissent sans voix
D'aube au soir
.
Larmes en dedans
Tu fais bonne figure
Mais rêves au dedans
D'un île souveraine
D'un ermitage solitaire
.
Oublier
Oublier ce monde
Oublier ces êtres sans pitié
Oublier ces suffisants
Qui se contemplent satisfaits

*

Tu arpentes la soirée
L'âme en peine
De ne rencontrer
Que fort peu d'empathie
.
Tant qui exigent de toi
D'être présent
Puis s'en vont sans un regard
Se prélasser en petites soirées
Plateau télé et jeux insipides
Tandis que tu bous en dedans
.


19 février 2016

© Xavier Lainé, février 2016, tous droits réservés

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