mardi 22 mars 2016

Etat chronique de poésie 2780





2780

Les mots succèdent aux mots
Et le ciel se fait gris
.
Ouvre donc les yeux
Contemple à la faveur du jour
La ligne et le point

*

Qu'à trop aligner
Pensées tu te perd
.
Le crépuscule tombé
Tu guettes un instant
L'aimée cachée

*

Nie donc ce temps
Arpente solitaire
Les âpres sentiers
Pierres roulant
Sous tes semelles
.
Funambule sur ton fil
Pas un pas sans que monte
La petite musique du silence
Tissée entre deux maux

*

Tu vas donc
Explorateur sans audace
L'horizon jamais atteint
Tu ouvres ton lamento
Petite musique sournoise
Disposée entre les lignes
Où tes rêves se promènent

*

Qu'un cri monte
Te voici en alerte
Ton inspiration se verrouille
Tu ne sais que faire
De cet air nauséabond
.
Dès lors tu tente l'évasion
Pour ne pas t'endormir
Sur les épaules altruistes
Des amants solidaires
.
Une paupière baissée et le tour est joué
.


17 février 2016

© Xavier Lainé, février 2016, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire