vendredi 4 mars 2016

Etat chronique de poésie 2767





2767

Si je te disais
Douce Ophélie
En quel orient des mots
Parfois m'en vais rêvant
.
Qu'une parenthèse amoureuse
Vaille mieux que toutes ces guerres
Me voici rêvant que jamais
Elle ne se referme

*

A bras ouverts
Tu allais par les champs
Brassant les faux hivers
.
En quel chemin
Pas ébrieux
Tu traînais tes ivresses
Tu ne sais plus
.
Ici et là une branche
Giflait ton visage en pleurs
Tu ne savais
Qu'étreindre encore le vide

*

Doux fantasmes ardents
Passait en tes pensées
L'amer souvenir
.
Il suffisait d'un soir
D'une nuit
D'un astre
.
Au désastre ambiant
Tu opposais l'amour
Puis attendais
Au bout du quai
Que viennent
En grands battements
La foudre de l'instant

*

J'ai lacéré les heures
De mes doigts prompts
A dégrafer le corsage des mots
.
Tu apparaissais là nue et frêle
.


2 février 2016

© Xavier Lainé, février 2016, tous droits réservés

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