vendredi 19 février 2016

Etat chronique de poésie 2757





2757

Tu lances ton ode au sommeil perdu
Tant d'idées trottent entre tes deux oreilles
Qu'il te faut calmer le jeu entre d'autres pages
.
Dans le silence d'une nuit interminable
Tu cherches ce que vie t'a laissé en héritage
Ces petits rien qui pourraient t'indiquer
Avoir réussi quelque chose

*

Tu sais désormais le temps compté
Le compte à rebours a commencé
Moins de chemin à parcourir
Que celui enfoui en ta mémoire
.
Tu voudrais pourtant trouver
Encore un peu de temps
Pour faire ces choses refoulées
Aux malles de tes voyages ratés
.
Tes rêves étaient trop grands
Ta vision trop aveuglée
Les rencontres parcimonieuses
Les frontières étanches
.
Quelque chose est resté en suspends
A l'origine de ton monde
Quelque chose que tu n'as jamais su
Dire et chanter d'une voix audible
.
Dès lors tu restes là
Immobile et secret
Ferme la porte sur les derniers
Venus te rendre visite
Fol espoir de survivre
Au bord du cœur
.
Tu restes là
Muré dans ton silence
Chaque jour tu sens le glissement
Vers toujours moins d'appétit
Alors tu te tais
.
Le sommeil te prends d'un coup
Puis te lâche et te laisses
Toujours sans repos
.


20 janvier 2016

© Xavier Lainé, janvier 2016, tous droits réservés

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