jeudi 11 février 2016

Etat chronique de poésie 2749





2749

A chaque jour sa parcelle de vide
Tapis dans l'ombre
Persiennes croisées
Jour tamisé
.
A chaque jour sa parcelle de vide
Doigts hésitants sur le clavier
Cerveau branlant en ses pensées
Long silence
.
A chaque jour sa parcelle de vide
Inquiet de te savoir chancelante
Toi qui accompagne mes pas
Te voici essoufflée
.
A chaque jour sa parcelle de vide
Les années se succèdent
Voeux lancés
Demeurent pieux

*

Puis ne rien faire
Contempler l'heure tourner
Entre deux rives
Entre deux sommeils
.
Ecrire dans la tête
Des mots qui ne sortiront pas
Oubliés sur l'autre rive
Lorsqu'après-midi s'en vient
.
Douce torpeur
Sais-tu où tu m'entraînes
Sais-tu en quel étrange flemme
Tu dilues la folle course
.
Au frais matin
Allaient les quartiers du dimanche
A la grand-messe des insouciants
.
Mes yeux intrigués vous contemplent
Faire comme si
Feindre ou détourner regard
Lorsque tout flageole
Tremble et s'ébranle
Mes yeux vous voient
.


10 janvier 2016

© Xavier Lainé, janvier 2016, tous droits réservés

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