mardi 2 février 2016

Etat chronique de poésie 2740





2740

L'enfant assis
Regardait dans le noir
Les lumières s'éteindre
Une à une
Sur le temps passé
.
Une larme roulait
Sur sa joue tendre
Rêves enfuis
Il brassait le vide
De ses deux bras
Rien ne venait
A la rencontre de ses pleurs

*

Chaque an s'épuise
Se laisse déborder
.
Tu lances des vœux
Comme ils font tous
Mais du bout des lèvres
Pour ne pas déranger
Ce qui déjà est inscrit
Que tous nomment
Fatum

*

Tu reprendras encore
Ta marche en avant
Puisque biologie te saisit
Qui s'inscrit sur l'échelle
De Chronos implacable
.
Simplement sur la page
Gouvernail des mots en main
Tu vas tenter d'éviter
Les écueils et récifs
Qui ne manqueront pas
De te blesser les pieds
De t'irriter les pensées

*

Que nul ne parle de lui
Timonier imbécile
D'un temps révolu
Est signe de cette indigence
Que tu voudrais jeter
Par-dessus bastingage
.


1er janvier 2016

© Xavier Lainé, janvier 2016, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire