jeudi 21 janvier 2016

Etat chronique de poésie 2728





2728

Voudrais bien terminer
Sur une note gaie
Entrer en l'hiver
Devant doux foyer
Porte ouverte à toutes les misères
Coeur ému des chants partagés
.
Voudrais bien poursuivre
Sans gilet pare-balles
Ni armure ni scaphandre
Respirer ce qui demeure d'air pur
Dans les petites gelées
D'un matin insouciant
.
Hier venait douce chaleur
Ici avec parcimonie
Plus loin en franche amitié
Tu n'étais ni là ni plus loin
Toujours un peu absent
A l'air du temps qui passe

*

Jamais il ne se nomme
Ne montre son vrai visage
Il est fuyant
Comme ces brumes
Qui envahissent la ville
D'un hiver sans nom
.
Pourtant je vis
Ici
Je n'en suis pas si sûr
Je vis ailleurs
Trop souvent parfois
Car ne me reconnais
En ce monde qui ne cesse
D'imploser sous le joug
De ces tubes cathodiques
Branchés sur nos cervelles
Blanchies nos cervelles
Lavées pour ne point voir
La souillure suprême
Où se vautre le monde
Façonné de nos mains naïves
Au fond d'urnes
Dont on nous dit qu'elles sont


20 décembre 2015

© Xavier Lainé, décembre 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire