samedi 16 janvier 2016

Etat chronique de poésie 2686





2686

En ciel cotonneux
Ai ouvert la perspective des rêves
.
Ici ils fermentent
A l'abri des regards
En l'humus tendre
Des enfances défaites
.
Lumière des mots
Sur les paupières du jour
Porte ouverte
Aux misères pandémiques
M'en vais de ce pas
Glisser sur cette pente
.
En mes paumes pleure
Enfant perdu
Puisque désormais
Monde n'a cure
De tes larmes infinies

*

Mon refuge est ouvert
Aux enfants perdus
Ils pleurent un peu
Puis s'habituent
Demeurent troublés
De cette empreinte
.
Mon refuge est ouvert
Ne me laisse point d'heures
Où loisirs seraient de mise
Les journées passent
Entre rires et larmes
Petits cœurs à consoler
Avant que vie ne les saisissent
.
Mon refuge est couvert
D'un toit laborieux
Pour protéger des cauchemars
De petits nids douillets
Où blottir les rêves tendres
Entre deux vols de mésange
.
Mon refuge parfois
Vibre de colère puis ouvre les bras
.

7 octobre 2015


© Xavier Lainé, décembre 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire