vendredi 15 janvier 2016

Etat chronique de poésie 2685





2685

En fait te voilà toujours perdant
En fait
.
Jamais du bon côté
Celui d'une vie en or
.
Toujours de celui
Où pleuvent les mauvais coups

*

Lorsque tard tu rentres
Petites larmes de fatigue
Au coin de tes yeux usés
D'avoir trop veillé
.
Lorsque tard tu rentres
Parfois t'assois silencieux
Et dines seul
Puisque nul ne t'attends
.
Lorsque tard tu rentres
Appelles à l'aide
Puis attends en silence
Le secours qui jamais ne vient
.
Lorsque tôt te réveilles
T'en vas avec amertume
Regarder les brumes se lever
Sur le jour sans
.
Puisque jamais ne répondent à tes appels
Tu prends habitude de te murer
En tes profonds silence
Où voguent pensées amères
.
Monde étrange
Mot entraide banni
Qui va de son pas de violence
Tirer sur tout ce qui bouge
.
Monde fini
Solidarité en berne
Lorsque rien ne vient
A qui n'attends d'ailleurs rien
Sinon vivre
Mais vivre se paie
.


6 octobre 2015

© Xavier Lainé, décembre 2015, tous droits réservés

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