jeudi 14 janvier 2016

Etat chronique de poésie 2684





2684

Sais-tu
On se fait bien au silence
Qui ne l'est d'ailleurs
Jamais vraiment
Silencieux
.
Que bruits font les hommes
Couvrant le doux murmure
D'une fontaine
D'une compagnie de mésange
Le crépitement du feu
Tandis que nuit s'étire
Avant de laisser place nette
.
Que bruits font les hommes
En leurs agitations perpétuelles
Quête insatiable
Pour combler
Le vide qui les obsède
.
Si bel instant que celui
Où crépite dans l'âtre
La danse des flammes
Elles jouent dans le noir
A conjurer nos monstres
.
Mais voici que monte
Au petit jour obscur
Le fracas d'un réveil
Qui meuble ton absence
De ses hardes vaines

*

Faudrait apprendre à se taire
Prendre le temps de réfléchir
De tourner sept fois
Ta langue dans ta bouche
Avant d'affirmer
Péremptoire
Les plus ignobles contre-vérités
.
Faudrait apprendre à penser
Hors de l'abrutissante cohue
Loin de cette course immonde
Qui fait de chacun une cible
Entre mains médiatiques sans vergogne
.


5 octobre 2015

© Xavier Lainé, décembre 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire