mercredi 13 janvier 2016

Etat chronique de poésie 2683





2683

Sonia Wieder Atherton - Nigun -
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Juste un chant suspendu
Au bord du vide
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Une corde vibrée
Sous les doigts du destin
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Un silence étiré
Jusqu'aux confins
Où s'épuisent nos rêves

*

Tu laisses les ogres
Vaquer à leurs orgies
.
Tu puises au silence
La force d'une note
A peine audible
.
De cette musique des profondeurs
Monte l'harmonie sans faille
Digue dressée sur le chemin
Où s'égosillent toutes les anxiétés

*

Que je te dise un secret
Il n'y aura jamais assez de mot
Non pour expliquer
Mais pour tenter de comprendre
.
A l'inexplicable tu ne donneras pas
Raison ni tort
Ce n'est pas le sujet
.
Tu chercheras à comprendre
Non pour excuser mais lire
Derrière chaque acte d'inhumanité
Quel terreau en alimente le fondement

*

Ils viendront
Les fats
Polluer de leur pestilence
Le fil radieux de tes rêves
La suite implacable de tes luttes
.


4 octobre 2015

© Xavier Lainé, décembre 2015, tous droits réservés

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