lundi 11 janvier 2016

Etat chronique de poésie 2681





2681

Tu écoutais le vent
Dans les branches
Où dernières feuilles
Se cramponnent
Et survivent
.
Les chiens lâchés
Allaient en leur treillis
De mornes armées
Le doigt sur la gâchette
Oeil plissé
Bouche hermétique
.
Nuées grises
Sur ton front fatigué
Jouaient en sourdine
Un petit air d'automne
Ton pas résonnait
Entre les talus
.
Pierre roule
Au creux des vallons
Ici commence le mystère
Lorsque tapis dans l'ombre
Ton oreille entend
Le chant apeuré
D'une terre aux abois
.
Nulle vocalise
Ne vient
Aux gorges volatiles
Le silence se fait lourd
Lorsque désert gagne

*

Ce qui est pris pour victoire
N'est parfois qu'un masque
Sur nos défaites plus profondes
.
Tant qui vont par dépit
Honorer de leurs suffrages
Le moins pire à défaut du meilleur
.
Puis se rendorment rassurés
Fermant leur porte à double tour
Pour se prémunir de l'autre
.

2 octobre 2015

© Xavier Lainé, décembre 2015, tous droits réservés

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