mardi 29 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2669





2669

Etrange nuit
Que celle qui ne sait
Qu'écourter les rêves
Et te laisse pantois
Paupières lourdes de sommeil
Devant la porte du jour
.
C'est peut-être gueule de bois
Devant les corps tombés
Nausée du sang répandu
En tous lieux
Sous toutes latitudes
.
Horizon noir
A qui sait lire
Mais refuse de voir derrière
Non le complot
Mais l'imparable logique
D'un monde au service des mêmes
Sans vergogne dirigeant
Leur soif intarissable
De richesses aveugles
.
A ne voir que la main
Qui toujours tient l'arme
On ne distingue jamais
Celui qui la fabrique
Celui qui en paie le prix
Celui qui encaisse les dividendes

*

Il est temps de nous réveiller
Seul ou à plusieurs qu'importe
Je serai là où je suis
Là où je vis debout
Pour qu'un jour nos enfants
N'aient pas à rougir
De l'héritage funeste
D'un monde aux abois

*

Ne rien laisser
Au hasard des pensées creuses
Ouvrir
Livre après livre
Le lent apprentissage de sagesse
Toujours jamais atteint
.


20 septembre 2015

© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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