lundi 28 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2668





2668

Tu restes sans mots
Ecoutant avec ferveur
L'étrange récit
D'une vie qui aurait pu
.
Tu restes sans mots
Oreille tendue
Devant l'absurde point mis
Lorsque se ferment les bras d'acier
Sur l'univers éclaté
.
Tu restes sans mots
Retiens tes larmes
Puisque les pas se succèdent
D'une borne à l'autre
En ce monde fini
.
Tu restes sans mots
Ils restent silencieux
Attendent de savoir
En quel territoires demeurer
Qui sache être terre d'accueil
.
Tu n'as pas de réponse
Tu sais l'absurde pouvoir
De fermer les portes
Sur l'ombre des enfants inquiets
Et ventre rond de femme éplorée

*

De quoi nourrir mille poèmes
En cent mille vies qui se croisent
Tissent un monde de souffrance
Parfois de petites joies éphémères
.
Tourner la page d'un doigt fébrile
Inventer des montagnes de mots
Qui sachent éradiquer nos monstres
Inventer dignes chants intimes
.
Tu vogues à la surface du temps
Lorsque tu plonges en l'océan des larmes
La vague te submerge de ses embruns
Tu suffoques en ce monde
.
Brisés s'acheminent tes rêves
.


19 septembre 2015

© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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