dimanche 27 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2667





2667

Lorsque trop
En cette lente énumération
De ce que l'Homme sait
Détruire
.
Maigres vantardises
Coups de mentons altiers
Et puis guerres
Guerres
Guerres
.
Qu'à plein nez
Sent le rance
Où tes rêves voudraient
Mais ne savent
Ni peuvent
Tant vont puissants
En leur lisier
Piétiner les charniers
.
Pourtant te voici
Vent debout
En froide parure d'un jour
Penché sur roses écloses
Sur la rive discrète
Où vont encore tes espoirs
.
Tu demeures
Logé en longues litanies
De silence paisible
Pour ne point vaciller
Puis t'éteindre
Comme petites flammes
Ephémère mémorial
Au devant de stèle
D'homme et femme transis
Blottis en leur amour
Sous le sein rond et vigilant
D'une colline d'or

*

Au ciel tu adresses
Vaines prières
.
Il reste muet
Sous les coups aveugles
.


18 septembre 2015

© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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