vendredi 25 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2665





2665

Perdu en ce silence crépusculaire
Tu laisses tes yeux et tes pensées dériver
Tu te penches ainsi sur le flot continu
Chacun y va de son couplet
Affiche sa vérité avec certitude
Et toi
Abasourdi par la vague
Te demande comment naviguer encore
Sans que ton navire spirituel ne se noie

*

Ni cacophonies
Ni couacs
Ne t'exaspèrent
.
Ce qui est insupportable
Demeure en la bêtise
De ces gens mal élus
Qui disent te représenter
Mais ne sont qu'eux-mêmes
Insupportables fats
.
Ni cacophonies
Ni couacs
Ne t'exaspèrent
.
Il faut tons discordants
Pour que musique soit
Tandis que vont les sourds
En hémicycle sans grandeur
Vociférer leur haine
Forts de nos bulletins volés

*

C'est avec petit murmure
Du fond de ce silence
Que vont les rêves
En longues cohortes
Suivant l'exil de nos espoirs
.
Un peu perdu
Entre deux explosions de misère
J'étais resté entre tes bras
Goûtant aux joies de ta peau
Parfumée du jasmin de nos révoltes
Nous avons fait l'amour
Faible flamme allumée dans l'aurore
.


16 septembre 2015

© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire