jeudi 17 décembre 2015

Etat Chronique de poésie 2658





2658

Et puis tes larmes lointaines
Femme brisée de vivre
En pays d'obscures croyances
.
Et puis tes larmes souveraines
Vague submergeant la nuit
D'un temps de sourdes soumissions
.
Et puis
.
Et puis plus rien
Sinon le mur
Les murs construits et reconstruits
Qui séparent
Les fossés de la honte
Les barbelés du désespoir
Dressés sur les chemins
Où se pressent les exilés

*


Doux feu dans l'âtre
Tandis que dehors froid gagne
Les mots s'enchaînent
Les années se ressemblent
Rien ne trouve solution
Les problèmes s'aggravent
.
Doux feu dans l'âtre
Tandis que dehors
Mais que sais-tu du dehors
Toi qui bâille aux corneilles
En la douce chaleur
D'une aube tardive
.
Doux feu dans l'âtre
L'espoir toujours
Si difficile à maintenir
En état de survie
Sous le joug d'un pauvre monde
Sous le glaive et la menace
Précaire et exilés
Blottis contre les murs
.
Doux feu en l'âtre
Mots de flamme lancés
Lorsque tout dort encore


.
9 septembre 2015


© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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