lundi 14 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2655





2655

Puis s'étalent tes nuits
Couvrent tes épaules
D'une couverture de brume
.
Seuls tes rêves s'agitent
En la maison endormie
L'enfant t'attrape
Entre deux songes
Puis te largue
Au milieu du gué
Bien avant qu'aube n'accoste
Au quai de tous les périls

*

Puis vient la panne
Tu restes devant la page
Le temps est venu effacer
Toutes traces
.
D'un soupir contraint
Tu accueilles l'aube
Rien ne vient
Rien ne jaillit
De cette pesanteur
.
Car c'est pesant
Un jour qui s'écoule
Avec son lot de violences
D'enfants échoués
D'autres en route
.
C'est pesant
Lorsque si peu ouvrent la porte
Tandis que d'autres vitupèrent
Devant l'inertie des révoltes
.
C'est juste raison
Que colère exprime
Puisqu'entre Hommes sans visage
Tu laisses passer les vents contraires
.
Tu vas d'un pas pesant ouvrir ta porte
Elle entre
Dame colère
Elle brandit son flot
Tu baisses la tête
.


6 septembre 2015

© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire