samedi 12 décembre 2015

Etat chronique de poésie 2653





2653

J'voudrais te dire
A l'heure où la nuit s'étire
Sur les épaules de l'aube
Que jamais rien ne se perd
A qui sait lutter et vivre
.
J'voudrais te dire
A l'heure des mécomptes
Que rien ne justifie
De larguer les amares
De nos combats
Puisque vivre en dépend
.
J'voudrais te dire
Qu'à l'instant même
Où genou à terre tu plies
J'en connais des mains
Habiles à te relever
Où tu ne vois que gris
Au ras des pavés
.
J'voudrais te dire
Te chuchoter dans l'ombre
Quelques justes mots d'amour
Pour ne plus laisser les sombres
Saborder tes espérances

*

Parfois d'homme à homme
On pourrait imaginer
Un geste
.
Il n'en est rien
Chacun regarde l'autre
Comme un intrus
En sa propre demeure

*

J'ai perdu le décompte
Des jours sans et avec
.
Me suis glissé par effraction
En la faille ouverte des désirs
.
L'atterrissage fut redoutable
Lorsque le sas ouvert
Il fallut revenir au réel
.

4 septembre 2015

© Xavier Lainé, novembre 2015, tous droits réservés

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